ABUS DANGEREUX
Avril 2005
France

"Lyrique et incandescent, ce deuxième album du quatuor est une plongée en apnée dans un univers rare. Rock vénéneux charriant images sombres et troubles mélodies sur lesquelles flotte la voix étonnante d’un Dimi Dero qui ne craint pas d’aller, pieds nus, danser sur la braise. Greetings from Trauma est tout sauf neutre, disque entier où l’on sent d’évidence qu’outre Dero, tous y ont mis beaucoup. Que ce soit Brenko, guitariste dense ou la paire Manga / Vinz, un temps à l’œuvre chez Holy Curse et qui, là, dans un registre plus torturé fait aussi des merveilles. Disque irradié, parfois inconfortable, ici aussi on vomit les tièdes, mais souvent magnifique. Ceux-là jouent déjà dans la cour des grands... "
Alain Feydri


ROCK&FOLK
Septembre 2004
France

"Un temps passé par ce magazine où il avait pour habitude de ne parler que de bons groupes, Dimi Dero rejoue, après l’énigmatique « Good Morning Monsieur Edvard », la carte des affres de l’angoisse en couleur. Nickcavien en diable, « Greetings From Trauma » est surtout à situer entre les œuvres méconnues des grands artistes que sont Roland S. Howard ou Kim Salmon. Quitte à trébucher, à hoqueter plutôt que d’éclater en sanglots, son chant outré et à fréquence modulée, a parfois tendance à pêcher par excès de pathos, mais va courageusement jusqu’au bout de la direction choisie. En parfait contrepoint, la voix de Tallulah X est plus fiévreuse que celle de Kylie Minogue (« Your Shallow Grave »). Bien amenés, pianos et cuivres barjos viennent colorer de rouge une atmosphère noire et crapoteuse, qui bout souvent et déborde parfois. Extrêmement chaud, comme l’endroit où il semble avoir été enregistré, « Down In Hell » résonne en écho psychédélique à celui de Jerry Spider Gang. La section rythmique soutient tous les coups, même les plus furieux, et la guitare de Brenko, tournoyante, (« Doob Doob ») ou pyramidale (« Koursk »), se révèle particulièrement inventive. Entouré d’actuels ou ex-membres de Holy Curse, ce qui marque la différence avec des musiciens de studio, « Greetings From Trauma » n’a rien à voir avec l’album de Steeeeeve. C’est quand elle met son dernier euro dans le juke-box que la machine Inc tourne à plein régime mélodique. « People On The Dancefloor » sonne comme une face B grimaçante de Joan Jett et « Dandy’s Daughter » pourrait lui servir de A. Le jour où les radios se décideront à servir autre chose que du faux rock en français avarié... "
Vincent hanon


LYLO
Septembre 2004
France

"Le choc, c’est qu’on écoute ici l’album de synthèse quasi idéal d’une culture punk indie-rock qui irait des meilleurs Gun Club aux Nick Cave les plus ténébreux, avec ce côté charismatique de romantique trashy "


X-ROCK
Juillet 2004
France

"Bienvenue dans la pénombre! là où Dimi Dero explore les tourments de l'âme, voix posée le plus souvent sur un mûr de guitares grinçantes. Une voix étonnamment habitée qui lui a déjà valu son lot de flatteuses comparaisons. Que se soit Nick Cave, Jeffrey Lee Pierce ou Peter Perrett. Sans d'ailleurs qu'aucune des trois ne puisse donner une idée très précise du contenu de ce chaudron que fait bouillir le toulousain. Lui joue en équilibre au bord du précipice, sa musique oscillant entre râpeuse intensité et romantisme poisseux, pleine de noirceur et de poison diffus. Avec ses titres à donner le tournis ("Deep Sleep") et ceux qui vous font renifler le cloaque ("Your Shallow Grave"), "Down in Hell") là où, parfois secondé par le chant de l'inquiétante Tallulah X, il s'empoigne avec ses démons, faisant de "Greetings From Trauma" bien autre chose qu'un simple divertissement. On est bien heureux de saluer ce bel original"
Alain Feydri


LONGUEUR D'ONDES
Juin 2004
France

"Le quatuor a beau intituler certains de ses titres "Funky shit", "Doob doob" ou "People on the dancefloor", Dimi Dero Inc n'a rien du combo récréatif sautillant. Si en fin d'album, il baisse la garde, s'entiche d'ambiances plus éthérées, il n'en demeure pas moins qu'il pratique un rock sombre, sauvage et emphatique. Basses cold, rythmiques martelées, soubresauts soniques, rageurs, chant caverneux… D.D. Inc jongle avec des influences dark et l'histoire de l'indie-rock de 1977 au début des 90's : le Gun Club, le Nick Cave du Birthday Party, mais aussi Bauhaus, The Only Ones, That Petrol Emotion, Boss Hog et au passage, des chœurs féminins, des éclairs dissonants à la Sonic "Dirty" Youth, une trompette mariachi… A s'y méprendre, Dimi Dero Inc a tout du bel énergumène anglo-saxon et comblera les post-trentenaires, téléportés en terrain familier!"
Bruno Aubin


 

DIG IT!
Juin 2004
France

"Comme l'album d'Holy Curse (dont on retrouve ici Vinz le bassiste), le nouveau Dimi Dero (le deuxième, Greetings from Trauma, sur ELP Records) exige en préambule à toute tentative d'approche une immersion totale. Ceci posé, vous trouverez vite les clés donnant accès à un univers balisé par Nick Cave et les Scientists, tour à tour baigné de lumière blanche aveuglante ou soudainement plongé dans une ombre froide et inquiétante. C'est torturé, menaçant, parfois serein (ça ne dure jamais longtemps) et traversé de solos qui vont décrocher les étoiles ou duellisent avec un piano ou une section cuivre surchauffée. Le chant utilise toute la palette des possibilités, monte du chuchoté au hurlé en passant par l'electrisé ou le carrément possédé pendant qu'une jolie voix de fille (Miss Tallulah X) en rajoute une couche dans le suave ou le suraigu paroxystique... Bref, voilà une expérience émotionnelle... que je ne tente qu'à certaines heures de la journée, mettons entre minuit et une heure... Votre créneau sera peut-être différent mais essayez quand même d'éviter l'option 8h du mat', ça vous laisserait des séquelles pour la journée"
Gildas Cosperec


LIBERATION
Octobre 2003
France

"DIMI DEROet son punk vaudou invoque l'esprit du défunt Jeffrey Lee Pierce du Gun Club"
Laurence Romance


PRESTO!
Mars 2003
France

"Voici l’album rock’n’roll de ce début d’année... La voix affolée et angoissante de DIMI DERO plonge l’auditeur dans un état qui ne peut le laisser indifférent. On aime, on se désespère ou l’on déteste mais il n’y a pas de demi-mesure. Chacun retrouvera des influences dans cette production et pour cause, Dimi DERO est un enfant du rock, ceux de l’ère post-punk qui a temps apporté !
Le son y est brut, volontairement criard par moment, alors que l’ambiance baigne sous des basses graves. Là, quelques sons Jazzy venus d’outre délire prennent les commandes du navire. Le parallèle avec l’univers de Nick Cave ne peut que me traverser même si Dimi DERO, lui est toujours, à mon humble avis, dans sa phase torturée. On touche aussi, sûrement involontairement, à tout ce qui a pu faire la grandeur du mouvement dark/goth version batcave. Il réussit à naviguer avec sa voix, à la transcender et lui faire prendre des formes traduisant le mystère de cette production. Pour ajouter un peu de sensualité à ce Good Morning Monsieur Edward, Miss Tallulah l’accompagne aux vocalismes. Pour finir, si je vous dis que le monsieur a déjà travaillé avec des gens comme les Bad Seeds ou Sonic Youth vous comprendrez aisément l’orientation de ce CD. Attention cette beauté n’est pas à mettre en toutes les oreilles. Le CD est accompagné d’une vidéo bonus"
Emmanuel QUEVA

 

 

ROCK&FOLK
Mars 2003
France

"Autrefois journaliste à Rock&folk puis producteur du Jerry Spider Gang (de Toulouse) et membre de divers groupes, DIMI DERO officie désormais en solo et officialise ce changement avec ce premier album. Résolument anglophone, il démontre ses évidentes capacités vocales à évoluer entre blues-rock mutant et pop désaxée. Entouré d'intervenants de choix (rythmiques, guitares, piano et seconde voix féminine), il excelle à manier le chaud et le froid, le trash et la séduction, l'excitation amphetaminée et la langueur vénéneuse "


POPINGAYS
Février 2003
France

"Cela commence par un coup d'oeil et d'oreille sur la plage ROM d'un album d'allure mystérieuse "Good Morning Monsieur Edward"... Dans une ambiance glauque, un homme blanc comme un linge clame son désespoir avec une rage intérieure à peine maîtrisée qui parvient à secouer même à travers un petit écran d'ordinaire si atone. Premier contact intimidant avec DIMI DERO.
Dimi Dero n'est pas un énième symptôme de ce qu'il est convenu d'appeler le renouveau de la scène rock française : c'est un briscard, un loup de scène, qui a multiplié les groupes et les projets - les Groovers, Chatterbox, New Bones... - ; un ancien journaliste musical de surcroît doté d'une culture et de références. Dimi Dero ne se revêt pas de l'étoffe d'un leader charismatique, ses compositions ne se drapent pas d'ambitieux messages politiques ou sociaux. Il se construit une oeuvre beaucoup plus personnelle, moins évidente et moins accessible - proférée dans la langue d'Albion, elle tient à notre distance sa signification, mais ne rend que plus frappantes les émotions. Dimi Dero ne rêve probablement pas de révolutionner le rock en France. Peu importe. Une (auto)-production impeccable, un son puissant, des compositions incendiées (Kamilka, june 99 ; Drawn aside) ou corrodées (Coal Factory) et deux moments de magie lorsque des cuivres viennent illuminer ces terres brûlées à perte d'horizon (Rumbling & Mutism et Cheers !) Mais surtout, Dimi Dero a la voix d'un dément, une voix empreinte de force, d'intensité, de douleur, de folie. Parfois adoucie par quelques couplets mélancoliques chantés par Tallulah X, c'est cette voix qui nous malmène et nous retient, une tempête furieuse et maligne qui souffle dans nos tympans. Issue d'un circuit de production (Elp ! Records) et de distribution (Mosaic Music) tout ce qu'il y a de plus indépendant, une oeuvre qui inspire le respect et respire dans l'obscurité"


 

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